Comme partout ailleurs, la révolution industrielle bouleversa l’apparence de la ville, qui passa de 30 000 à 120 000 habitants en moins d’un siècle. De riches hôtels particuliers remplacèrent les maisons à pans de bois.
Quelques-uns des premiers meetings aériens internationaux se déroulèrent à Reims au début du XXème siècle. Reims est en effet l’un des berceaux de l’aéronautique.
Puis vint la Première Guerre mondiale.
Le 4 septembre 1914, un mois après le début des hostilités, l’armée allemande entra dans Reims. Elle fut vite repoussée, mais elle se retrancha dans les forts alentour.
De là, la Wehrmacht bombardera la ville pendant 3 ans et demi. La cathédrale, très durement frappée, recevra près de 300 obus. Le siège se soldera par la destruction de 80 % de la ville et la mort de plus de 5 000 victimes.
La nouvelle Reims, qui surgit des décombres dans l’entre-deux-guerres grâce à l’intervention de 325 cabinets d’architectes, affiche un visage plein d’éclectisme dans son architecture, marquée en particulier par le style Art déco.
La Seconde Guerre mondiale affecta peu la ville.
Pendant le conflit, Reims accueillit le quartier général d’Eisenhower. C’est là que, le 7 mai 1945 à 2h41, le général Alfred Jodl, commandant suprême de la Wehrmacht, signa la capitulation sans conditions de l’Allemagne nazie. Le texte, élaboré à la hâte par des membres de l’état-major d’Eisenhower, avait pour but de mettre un terme imminent au conflit. Il fut ratifié le lendemain à Berlin par les chefs des Etats alliés.
Le 7 juillet 1962, le chancelier allemand Adenauer et le général De Gaulle scellèrent à la cathédrale Notre-Dame la réconciliation entre les peuples allemand et français et érigèrent Reims en symbole de paix entre l’Allemagne et la France.
Retrouvez un collectif photographique sur Reims d'avant-guerre sur le blog : www.reimsavant.com